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Carburants de synthèse : le dernier espoir du moteur thermique

Le grand remplacement du Vroum par le Dzzziiii, du moteur thermique par l’électrique n’est pas encore certain. Le piston et la soupape n’ont pas dit leur dernier mot.

L’annonce cet automne par Bosch d’un probable retour en grâce de l’essence de synthèse a été comme une lueur d’espoir mécanique dans le cauchemar électrique des constructeurs automobiles.

L’élaboration de carburants non pétroliers – également appelés e-Fuels –s’inspire du procédé Fischer-Topsch de liquéfaction du charbon utilisé par l’Allemagne à la fin de la Seconde guerre mondiale pour produire, faute de pétrole, des carburants liquides. Une technologie qui a été sophistiquée par l’Afrique du Sud de l’apartheid pour parer à l’embargo et relancée récemment à petite échelle par la Chine.

Le futur procédé, encore en cours d’expérimentation, consiste à combiner du carbone, obtenu non plus à partir de charbon, mais de C02 – gaz assez facilement disponible comme chacun sait – et de l’hydrogène pour produire aussi bien de l’essence, du gazole et du kérosène ou du gaz. Lesquels peuvent être mélangé à leurs homologues d’origine fossile comme aux agrocarburants : éthanol, huiles végétales et méthane.

Un carburant produit par le vent et le soleil

Vous me rétorquerez que pour produire de l’hydrogène proprement, c’est-à-dire par hydrolyse de l’eau, sans « cracker » du pétrole ni rejeter des tonnes de C02 comme c’est encore le cas aujourd’hui, il faut beaucoup d’électricité. C’est là qu’intervient le côté écolo de l’affaire : les énergies renouvelables.

L’électricité fournie par les panneaux solaires et les éoliennes, intermittente et imprévisible par définition, n’est souvent pas exploitée en l’absence de besoin. Au point que l’on envisage, pour la récupérer, d’installer d’énormes packs de batteries automobiles réformées. L’autre option, celle qui nous intéresse, consisterait à exploiter cette électricité pour produire de l’hydrogène.

Et plutôt que de destiner à des piles à combustible ce gaz hautement volatil qui pose d’insolubles problèmes de transport, d’étanchéité et de stockage à des pressions énormes, il s’agirait de le combiner immédiatement à du carbone pour en faire un carburant stable, facile à transporter ou à stocker.

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Article de Caradisiac

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louvet


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