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Voiture autonome : les Suisses ont dit OUI !

C’est un dimanche de votations historique qu’a vécu hier notre pays ! En effet, après un combat acharné opposant une population particulièrement divisée sur le sujet, 53.3% des Suisses ont accepté l’utilisation des voitures totalement autonomes sur nos routes.

C’est bien connu : l’automobile touche une grande partie de nos citoyens, en témoigne un taux de participation aux urnes très élevé de 76.5%. On n’est pas loin du record de 1992 (79%) détenu par la votation sur l’adhésion à l’Espace économique européen !

Rappelons qu’en cas de non, seuls les véhicules dotés d’un volant et de pédales auraient pu être utilisés jusqu’en 2040 au moins, ce indépendamment du niveau d’assistances dont ils disposent. Mais avec le oui, dès l’année prochaine, nous pourrons croiser – aussitôt que la technologie et la législation le permettront – des véhicules totalement autonomes ne disposant d’aucunes commandes de conduite !

Synonyme de liberté, de sensations, mais également de prolongement de la personnalité, l’automobile se voit donc muer en objet roulant ultra-connecté et impersonnel, prêt à nous emmener n’importe où sur simple claquement de doigt ou commande vocale… En répondant oui à la voiture autonome, les Suisses sont donc prêts à perdre encore un peu plus le contrôle sur eux-mêmes.

Emmanuel Macron, futur président des Suisses ?

Pourtant, au niveau international, ces derniers mois n’ont pas plaidé en faveur de la voiture autonome. Plusieurs constructeurs ont même accusé un repli face aux coûts financiers élevés ainsi qu’à plusieurs études démontrant qu’une majorité de conducteurs préfèrent garder le contrôle sur la conduite. Carlos Tavares, PDG du groupe PSA, a même annoncé que le groupe renonçait à investir dans la conception de voitures entièrement autonomes. En cause des coûts d’investissement beaucoup trop élevés qui seraient irrémédiablement répercutés sur le prix des véhicules, qui prendrait l’ascenseur.

Nul doute que cette nouvelle a dû ébranlé le président de la République, Emmanuel Macron, qui a toujours dévoué un fort intérêt pour les nouvelles technologies en matière de mobilité. Emmanuel Macron avait en effet annoncé il y a quelques mois que la France souhaitait jouer les premiers rôles et ne pas laisser les États-Unis et la Chine imposer leur savoir-faire. Mais avec la défection de PSA, c’est plutôt mal engagé !

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Par notre partenaire

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louvet


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